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Les dispositions réglementaires du diplôme
d'études spécialisées (DES)
de médecine générale et la
mise en place d'un enseignement spécifique
durant trois ans ont conduit à la réalisation
de modules " prévention et santé
publique " dans toutes les facultés.
Cet enseignement est donc délivré
à l'ensemble des internes du DES pendant
trois ans, pour l'ensemble des tâches d'éducation
qui concernent l'activité des médecins
généralistes.
Ces formations, souvent dispensées dans
le cadre d'une pédagogie par apprentissage
s'inscrivant dans un contexte concret, aident
les futurs médecins généralistes
à se situer en amont de la maladie, à
s'intéresser aux comportements de santé
et au mode de vie des patients. Les étudiants
confrontent leurs pratiques lors des stages hospitaliers
et ambulatoires aux concepts acquis lors de la
formation théorique.
Sont ainsi abordées :
- l'éducation pour la santé du
patient
Les études montrent que, dans une activité
classique, 90 % des médecins généralistes
donnent des informations et que la moitié
utilise des supports visuels et pédagogiques.
Il s'agit d'aider le patient à modifier
son comportement et à l'accompagner dans
ses apprentissages. Ces activités demandent
pour les soignants l'acquisition de compétences
pédagogiques ;
- l'éducation thérapeutique du
patient
L'accroissement du nombre de malades chroniques,
l'évolution des comportements des patients
vis-à-vis de la santé justifient
le développement de l'éducation
thérapeutique. Le but est d'aider le patient
et ses proches à comprendre la maladie,
le traitement, à coopérer avec les
soignants, à maintenir ou améliorer
la qualité de vie.
L'approche du soin évolue : elle passe
de la fonction curative à la fonction d'accompagnement
et s'inscrit dans des démarches de coopération
et de complémentarité avec tous
les intervenants.
En ce qui concerne l'enseignement en deuxième
cycle, à la suite de l'arrêté
ministériel du 10 octobre 2000, un certificat
optionnel de médecine générale
est réalisé, le plus souvent au
début du cycle. Il s'agit d'un certificat
optionnel obligatoire, qui est en moyenne suivi
par 50 % des étudiants d'une promotion.
L'objectif général de ce certificat
est de " définir la place de la médecine
générale dans le système
de santé, de cibler le rôle du médecin
généraliste dans la prévention
et l'éducation en santé ".
L'enseignement des bases théoriques et
des fonctions de la médecine générale
permet d'aborder différents concepts qui
sont rarement évoqués lors de la
formation hospitalière :
- une approche centrée sur le patient,
intégrant la prise en compte de son environnement
;
- le rôle d'acteur de santé publique
et la cogestion du capital santé des patients
:
- les différents niveaux de prévention
en soins primaires ;
- le dépistage en médecine générale
:
- le dépistage précoce des facteurs
de risque, des maladies (dépistage individuel
ou collectif) ;
- l'éducation pour la santé en médecine
générale :
- l'éducation individuelle du patient ;
- l'éducation collective et communautaire.
Les méthodes pédagogiques choisies
intègrent des méthodes interactives,
impliquant les étudiants dans la construction
et la présentation, voire parfois la réalisation,
d'un projet de prévention. Par exemple,
une action d'éducation au sein d'un établissement
scolaire, lycée ou collège, sous
le contrôle des enseignants. Durant les
trente heures du certificat, les thématiques
précédemment citées sont
abordées à partir de situations
concrètes. Des publications relatant des
actions d'éducation sont soumises à
une analyse critique. Les étudiants travaillent
en petits groupes de cinq ou six participants
et ont pour tâche de collecter les éléments
permettant de construire leur projet d'action
de prévention.
En conclusion, l'éducation occupe une place
de plus en plus grande dans le cursus de formation
initiale en médecine générale.
Si les patients consultent souvent avec une demande
de soins, l'évolution de la société
les amène de plus en plus à rechercher
des démarches préventives : s'estimant
en bonne santé, ils souhaitent des conseils
pour le rester. L'explosion des affections chroniques
oblige souvent le patient à vivre avec
sa maladie. Ce passage vers une médecine
associant curatif, préventif et accompagnement
nécessite une évolution de la relation
médecin-patient et la construction commune
de nouvelles compétences.
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